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Atelier LEMAIRE

Restauration et Conservation de Meubles Anciens

Saint-Cyr-sur-Loire (Tours)

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Voila quelques Articles ou la presse s'est intéressée à ma passion: La restauration des meubles anciens.

La Nouvelle République du Centre Ouest

Samedi 8 Mai 2010

 

Un atelier de restauration estampillé Bernard Lemaire

Visite de l’atelier de Bernard Lemaire, restaurateur de meubles anciens à Saint-Cyr-sur-Loire, un vrai musée et un véritable savoir-faire artisanal

Bernard Lemaire pourrait, s’il en possédait un, mettre un poinçon sur les meubles anciens qu’il restaure. Les grands ébénistes des siècles derniers apposaient bien le leur. Mais, petite précision qui s’impose d’emblée : « Un ébéniste travaille du bois mort, il crée. Un restaurateur, c’est l’inverse. Il a un produit fini auquel il redonne vie. En revanche, le restaurateur doit aussi être ébéniste. »

Pour parler de l’atelier Lemaire, il suffirait juste de préciser que ce restaurateur de meubles anciens est diplômé de la célèbre école Boulle de Paris, la référence suprême. Rien d’ostentatoire pour autant dans la devanture ni à l’intérieur de l’atelier de Saint-Cyr-sur-Loire. L’élégance de la discrétion.

C’est lorsqu’il  « soulève les jupes » des meubles qu’il restaure que l’on écarquille les yeux. Comme un retour dans les siècles passés : un bonheur-du-jour d’époque Louis XVI, une paire d’encoignures Louis XVI…

Principe de réversibilité

La même admiration en feuilletant ses albums de photos donnant à voir quelques-uns des 200 meubles anciens auxquels l’atelier « a redonné vie ». Et de s’extasier, connaisseur ou non, devant la finesse de travail des marqueteries en bois, en nacre, en écaille de tortue et en laiton, qu’il s’agisse d’une armoire cabinet de Hache, d’une commode en sarcophage, d’une table d’accouchée de Migeon…

Du meuble rare, de la restauration d’artiste. « Nous travaillons selon le principe de réversibilité, tout ce qui est ajouté peut être enlevé », précise le restaurateur qui a ouvert un atelier à Tours en 1983 avant de transférer son atelier à Saint-Cyr-sur-Loire en 2008. Les Tourangeaux y amènent leurs meubles de famille ou ceux achetés dans les salles des ventes. Des antiquaires, des préfectures, des ambassades, des musées aussi.

Julien Hébras, qui travaille avec Bernard Lemaire depuis 7 ans, est, quant à lui, passé par le lycée d’Arsonval, spécialisation monuments historiques à Joué-lès-Tours. Un passionné comme son employeur, qui voit même en lui son successeur. Les qualités nécessaires ? «  Etre patient, délicat, se mettre dans l’état d’esprit de l’ébéniste qui l’a fabriqué. »

Car ce ne sont pas des meubles en kit qu’ils ont entre leurs mains ! Mais des meubles exceptionnels, voire des pièces historiques, comme le dernier jouet de Louis XVII, une petite charrette à deux roues, dernier jouet du dauphin lors de l’emprisonnement de la famille royale au Temple. Des meubles qui « ont une âme », restaurés avec science et conscience. Rien que du beau « sous les jupes » de l’atelier Lemaire !

Evelyne Bellanger

Atelier Lemaire, 76 rue de Portillon, Saint-Cyr-sur-Loire, tél. 02.47.38.03.66 www.restaurationdemeuble.fr

Bernard Lemaire, restaurateur mais aussi expert.

Julien Hébras montrant les photos du jouet de Louis XVII, restauré par l’atelier Lemaire.

 

Métiers 37

N° 51 - Décembre 2009

Métiers 37

N° 51 - Décembre 2009

Atelier Lemaire : restauration « d’âmes »

 

« Les meubles ont une âme » explique Bernard Lemaire, restaurateur d’art installé à Saint-Cyr-sur-Loire. « A nous de les faire revivre » grâce à un savoir-faire qui exige passion, minutie et patience. Découverte d’un atelier aux multiples trésors…

Qu’y a-t-il de commun entre un bureau Mazarin XVIIème en marqueterie d’ivoire et bois, une commode « sarcophage » et le dernier jouet de Louis XVII ? Ils ont tous bénéficié d’une cure de jouvence à l’atelier Lemaire ! Cartels, lits, tables, commodes, bibliothèques, pianos, secrétaires, billards… viennent de collections privées, partout dans le monde, pour renaître sous les doigts de Bernard et de ses deux employés. Ils arrivent démantelés, abîmés, cabossés… Des heures, des semaines, des mois de travail sur tous les matériaux sont nécessaires pour redonner vie à ces objets d’art sans trahir leur esprit d’origine. « En marqueterie, il faut savoir travailler le bois, le laiton, l’ivoire, la nacre, l’écaille de tortue, l’étain, la corne, c’est un métier complet ! »… Plus de deux cents pièces estampillées sont passées à ce jour dans l’atelier !

Une équation créative !

« Il faut avoir un petit grain de folie pour être restaurateur ! Plus c’est compliqué, plus j’aime ! » rigole Bernard, intarissable sur les meubles Hache, Jacob… A chaque fois, c’est une nouvelle équation créative ! «  Autour du meuble qui arrive, nous nous réunissons pour définir la meilleure stratégie de travail. Après réflexion, les étapes s’enchaînent les unes aux autres, comme un puzzle ». Bernard Lemaire a d’ailleurs enseigné « ce petit grain » en France et à l’étranger après être sorti de l’école Boulle.                                                       « Je suis resté vingt cinq ans à Tours avant de venir en 2007 à Saint-Cyr. Nous travaillons avec des produits traditionnels mais les moyens de mise en œuvre sont plus modernes qu’avant, comme le collage ou l’imprégnation sous vide » commente Bernard. « Nous sommes trois aujourd’hui et dans un souci de qualité de travail… il nous faut de la place. Mon petit atelier de la rue Lamartine ne suffisait plus » !

Reprise du flambeau

« J’ai décidé d’anticiper les problèmes liés à la succession : dans quelques années je serai à la retraite et Julien Hebras reprendra l’atelier dans la continuité. Il est entré il y a déjà six ans chez moi pour finir sa formation en BTMS après des qualifications complémentaires en marqueterie et tournage sur bois ! En obtenant la qualification « Monuments Historiques », il a apporté un plus à l’atelier » explique Bernard. Progressivement, Julien a appris le métier, la clientèle, la patience et le petit grain… tout en douceur ! En effet, ce dernier parait tout autant passionné que son maître et tous deux semblent vivre une belle complicité d’artiste !

Bernard LEMAIRE (à droite) et Julien HEBRAS

« En marqueterie, il faut savoir travailler le bois, le laiton, l’ivoire, la nacre, l’écaille de tortue, l’étain, la corne, c’est un métier complet ! »

 

Le Figaro Magazine

Vendredi 31 Octobre 2008

Le Figaro Magazine  

Vendredi 31 Octobre 2008

Bernard LEMAIRE est le restaurateur de ce jouet extraordinaire qui sera exposé au 14° Salon du Patrimoine Culturel. Il s'agit d'une petite charrette à deux roues. Avec sa fourragère qui fut le dernier jouet du dauphin Louis XVII, lors de l'emprisonnement de la famille royale au temple. Le travail de renforcement des pièces a bois ainsi que le traitement contre les vers, a été d'autant plus délicat qu'il ne fallait pas altérer les patins de cet objet historique.

 

La Nouvelle République du Centre Ouest

Lundi 20 Octobre 2008 – N° 18.371

 PORTRAIT : Restaurateur de meubles

 

 

La Nouvelle République du Centre Ouest

Lundi 20 Octobre 2008 – N° 18.371

 PORTRAIT : Restaurateur de meubles

Samedi, dans le cadre des journées des métiers d’art organisées par la chambre de métiers et la région Centre, Bernard Lemaire faisait visiter son atelier de restauration de meubles et inaugurait sa nouvelle installation à Saint-Cyr-sur-Loire. Bernard Lemaire est bien connu dans la région où il a exercé pendant 25 ans, rue Lamartine à Tours. « Plus qu’un métier, c’est une passion. Redonner vie à un objet ancien c’est merveilleux ! » dit-il. En utilisant uniquement des outils artisanaux, cet ancien élève Boulle applique la technique de marqueterie propre à cette école. Dans son atelier, la qualité de restauration des pièces témoignent du don artistique de celui qui participe depuis quatorze ans au Salon du patrimoine du Louvre. On a pu ainsi admirer des tables Napoléon III, un cabinet du VIIe, un cartel en corne verte du XVIIIe… et une petite charrette, dernier jouet de Louis XVII, lors de son incarcération au Temple.

Bernard Lemaire travaille avec deux ouvriers menuisiers ébénistes. Il souhaite transmettre son atelier à l’un deux. Ce nouveau local doit permettre à son successeur de travailler dans de bonnes conditions. Même s’il ne compte pas prendre sa retraite dans l’immédiat, le patron explique « La transmission d’un art se prépare longtemps à l’avance. »

Atelier de restauration Bernard Lemaire, 76, rue du Portillon à Saint-Cyr-sur-Loire.

Tél : 02.47.38.03.66

 

Voici un bon aperçu de mon métier et de mon savoir-faire grâce à cette vidéo réalisée pour France-3 Paris Île-de-France Centre et diffusée le 5 novembre 1998.

 


 

A l’Ecoute

décembre 1996 – janvier 1997

TECHNIQUES ET PASSION

 

A l’Ecoute

décembre 1996 – janvier 1997

TECHNIQUES ET PASSION

M. Bernard Lemaire, restaurateur, qui a participé au premier Salon des métiers d’art à Ussé.

Après l’École Boulle, et après avoir travaillé dans un atelier où l’on restaurait 1300 pièces pour Versailles et Trianon, Bernard Lemaire a enseigné durant quatre ans, avant d’ouvrir son atelier à Tours.

Aujourd’hui, il restaure des pièces de toutes les époques et de toutes les tailles.

Pour « redonner vie au meuble, qui parle par son décor et son parfum, il faut connaître son histoire ». Ainsi les techniques qu’il emploie sont différentes selon ce qu’il « ressent ». Et pour cela il faut : « Entrer en contact avec ce que l’artiste a voulu faire à l’époque, avec le plaisir qu’il a pris à fabriquer l’objet ».

 

En haut, boîte en marqueterie de paille avant restauration.

En bas, une autre boîte après restauration.

Les Rendez-vous

Septembre 1997

DU CONSEIL RÉGIONAL DU CENTRE 

Les Métiers d’Art en région Centre  

 

Les Rendez-vous

DU CONSEIL RÉGIONAL DU CENTRE 

Les Métiers d’Art en région Centre Septembre 1997 

Flash sur… Bernard Lemaire

« Plus de 120 pièces estampillées sont passées par mon atelier à ce jour », déclare Bernard Lemaire, restaurateur de meubles anciens à Tours. Après quelques années d’enseignement et un an à travailler sur la restauration de meubles en marqueterie, il installe son atelier de restauration.

Rapidement, il se spécialise dans le placage et la marqueterie, et plus précisément dans la marqueterie d’écaille de tortue, de laiton et d’ivoire. Un art délicat, qui demande la connaissance de techniques raffinées et un grand savoir-faire. Son talent l’a fait connaître hors de nos frontières.

 

La Nouvelle République du Centre Ouest

Vendredi 13 septembre 2002 – N° 17.594

 PORTRAIT : Le magicien des bois précieux

 

 

La Nouvelle République du Centre Ouest

Vendredi 13 septembre 2002 – N° 17.594

 PORTRAIT : Le magicien des bois précieux

 Depuis 1983, Bernard Lemaire a installé son atelier de restauration de meubles anciens à Tours, rue Lamartine. Passionné par l’objet et l’ancien, l’artisan livre, ici, une partie de son jardin secret.

 La boutique est ancienne. On aurait pu imaginer, à l’intérieur, un vieil homme qui aurait connu l’atelier depuis tout petit, reprenant le flambeau familial. On aurait pu seulement… Car lorsque Bernard Lemaire, la quarantaine légèrement passée, ouvre sa porte, cette image se casse aussi sec.

Comme quoi…

L’atelier reste quant à lui authentique. Le parquet est un peu cabossé. Il y a des meubles anciens, du bois partout, du matériel et quelques machines. Mais surtout, il y a cette odeur, incomparable, unique… Un curieux mélange de bois, de cire, de vernis qui sied bien à l’atmosphère de la boutique. Charmant.

Diplômé de l’École Boulle à Paris en « ébénisterie », l’homme n’a pas immédiatement choisi cette carrière. « Avant de me lancer, j’ai d’abord fait quatre ans dans l’enseignement. Pour diverses raisons, j’ai arrêté . J’ai ensuite dû suivre une formation de remise à niveau, en Normandie, pendant un an. J’ai alors travaillé à la restauration de meubles en marqueterie, qui est devenue ma spécialité. En 1983 j’ai ouvert mon atelier à Tours », confie-t-il.

L’ébéniste ou plutôt « restaurateur », car on n’a pas tout à fait les mêmes fonctions. Un ébéniste fabrique un meuble. Moi, je redonne vie aux objets. Le meuble existe déjà, mais il a besoin d’une seconde jeunesse », (rectifie-t-il), vit pleinement son métier. « La magie opère. Ici, c’est mon antre, mon jardin secret. En dehors de la fatigue physique et nerveuse, je suis toujours heureux d’aller travailler. En plus j’ai la chance d’avoir la liberté de choisir mes horaires. Je suis à pied d’œuvre en même temps que mes enfants sont à l’école », s’enthousiasme Bernard Lemaire.

Plus encore, il touche du doigt ce qu’il a toujours souhaité faire. « Je suis un manuel ! » déclare-t-il. Dès lors, il apprécie de toucher des matières aussi riches que l’ivoire, les bois précieux, l’écaille de tortue ou de laiton, la nacre… Les autres sens ne sont pas en reste. La vue joue notamment un rôle considérable. « Avant de lancer la réfection d’un meuble, il y a toute une phase d’observation. C’est très important !, avoue-t-il.

Il est rempli de cette sensibilité, qui caractérise tout artiste digne de ce nom. A tel point qu’il s’approprie chaque meuble qu’il restaure. « Une fois même j’ai parlé à mon client de MON meuble. Il m’a rectifié immédiatement », dit-il encore en souriant. Un lapsus bien révélateur de cette passion qui l’anime.

Xavier RENARD

La Nouvelle République

( Mercredi 4 décembre 2002 – N° 17.662 )

Le restaurateur est un artiste

 

La Nouvelle République

( Mercredi 4 décembre 2002 – N° 17.662 )

Le restaurateur est un artiste

 Un peu plus de 30 ateliers ont ouvert leurs portes lors des premières Journées des métiers d’art. A Tours, une vingtaine de curieux ont rendu visite à Bernard Lemaire, restaurateur de meubles anciens.

PAS de machines. De petits outils tout simplement : rabots, ciseaux, racloirs, gouges, spatules. Ou alors des outils « inventés », tels les baleines de corset pour décoller de fines lames de marqueterie sans craindre la brisure. Le restaurateur-conservateur de meubles anciens est une espèce de chirurgien. S’il n’ose pas dire qu’il opère une greffe, il avoue pratiquer « la technique de transfert », ce qui revient au même.

« Je dois redonner vie à de l’ancien, dit Bernard Lemaire. On ne me demande pas de fabriquer : je pars d’un produit déjà existant ». Face à un secrétaire estampillé du XVIIIe siècle, à une table de jeux marqueterie Boulle, ou à un cartel Louis XIV en écaille de tortue et laiton, on comprend bien qu’il maîtriser les techniques de l’époque, tant pour décoller les parties abîmées de la marqueterie que pour reproduire à l’identique les parties manquantes…

« A un certain niveau de meuble, on ne peut pas faire n’importe quoi, dit-il. Il est arrivé qu’on m’apporte une pièce estimée à 600.00 F : vous imaginez bien qu’on ne peut travailler qu’en confiance avec le propriétaire de l’objet. »

Diplômé de l’école Boulle, technicien supérieur en ébénisterie, Bernard Lemaire est installé à Tours, au 6 rue Lamartine, depuis bientôt vingt ans. Vingt ans de plaisir : « Dans ce métier, on est à la fois dans l’ancien et le très moderne, explique-t-il. De plus en plus, on pratique les collages sous vide, on mesure l’acidité des produits pour choisir celui qui conviendra le mieux : je prends mon pied ! ». 

Un savoir à transmettre

            A ses côtés, un ouvrier et un apprenti recruté après l’obtention du CAP. « Je prends aussi des Compagnons du devoir, qui passent une année ici sur le chemin de leur Tour de France : c’est vraiment très agréable, ce sont des perfectionnistes qui ont une énorme envie de travailler. Et puis, transmettre un savoir est un vrai bonheur ». Il convient de préciser que Bernard Lemaire a commencé sa carrière comme enseignant.

            Quant à sa clientèle, ce sont parfois des professionnels (des antiquaires), mais pour l’essentiel des particuliers : « La clientèle la plus agréable, la plus exigeante aussi ! », dit-il. Une mise en garde s’impose cependant : si vous avez un meuble ancien à restaurer, ne soyez pas trop pressé : son carnet de commande est plein jusqu’en octobre 2003.

 Michel MONGARNY.